Cet article n’est qu’un résumé superficiel de ce que l’on peut entendre çà et là sur ces sociétés bien particulières qui semblent déjà ancrées dans les Caraïbes.
Trois sont assez évidente à percer, le cabinet noir, le bureau des reconnaissances, et la légation de la république des Provinces-Unies, qui sont bien entendu des organisations destinées au renseignement des pays qui les emploient.
Les Alumbrados de Salamanque sont un cas à part, même si la finalité reste l’espionnage, cette société, sorte de fraternité ésotérique, n’a pas été créée spécifiquement mais infiltrée tardivement par des agents espagnols.
La Santa Alleanza suit bien entendu la politique du Pape, en marge de l’inquisition ; sa diplomatie évolue au gré des alliances et des ruptures, on ne peut affirmer où vont aujourd’hui ses sympathies et où elles iront demain.
Les jacobites en exil pourraient s’allier avec tous les individus et toutes les organisations qui ambitionneraient de nuire ou destituer l’usurpateur anglais, parfois en s’alliant directement ou indirectement avec les ennemis de l’Angleterre.
Poursuivons avec la loge des Neuf, on suppute que cette organisation serait calquée sur ces nouvelles loges maçonniques qui ont émergé récemment à Londres (1717), mais les similitudes pourraient être trompeuses.
Les disciples du vaudou, sans doute la seule organisation endémique du lot, ne semblerait plus être limité aux esclaves, cette idolâtrie pittoresque pourrait avoir touché toutes les couches de la société, de la roture à la noblesse, on parle même de sorciers blancs.
Pour terminer le propos, nous ne pouvons passer sous silence le fait que le Portugal, la Prusse, la Russie et l’Empire ottoman puissent avoir des oreilles qui traînent dans certains cercles, rien de vraiment organisé à première vu, mais qui sait ?