Pirates of the Burning Sea
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Guide des PNJ

mercredi 13 décembre 2006, par Helavar

Guide des PNJ

Choisissez une histoire :


Capitaine Arden Tellini

  • Age :23
  • Affiliation :Pirate (Camarades de la Côte)
  • Port d’attache : ????
  • Navire :le Crimson Saber, frégate de 32 canons

Au nom du père

Courir les mers n’était pas la vocation première d’Arden Tellini, mais dès qu’elle eut goûté à la vie de boucanier, elle sut qu’elle était faite pour ça. Née de nobles italiens en excursion estivale en Espagne, la petite Ardenna Tellini passa les premiers jours de sa vie comme otage. Des renégats espagnols avaient capturé le nouveau-né et sa mère pour négocier la libération de leurs camarades détenus par l’Inquisition. Rafael Tellini, le père d’Ardenna, perdit la vie au cours de l’assaut mené contre les ravisseurs, mais sa mort ne fut pas vaine – Ardenna et Arabella survécurent, et la couronne espagnole, fort embarrassée par cette affaire, prit bon soin d’elles, et bon soin surtout de clore au plus vite cette fâcheuse histoire. Mère et fille furent embarquées à la hâte en direction des Indes occidentales, emportant avec elle une petite fortune en or et la menace à peine voilée d’une mort certaine si elles devaient jamais remettre pied en Europe.

Tellini & fille

La Comtesse Tellini prit les espagnols au mot, mais plutôt que de se résoudre à disparaître de la société sous un nom d’emprunt, elle établit une plantation dans les colonies espagnoles et transforma sa petite fortune en un puissant empire du sucre. Le sort frappa de nouveau, lorsque de l’or fut découvert dans les collines environnant la petite ville portuaire de Bella Ardenna. La jeune fille qui avait porté ce nom – et préféré, loin du sol italien, se faire appeler Arden – avait alors 14 ans. La ville devait son existence à la plantation Tellini, mais la ruée vers l’or qui s’en suivit sembla faire oublier aux habitants tout le respect qu’ils avaient pu porter au nom des Tellini. Les vigiles du port désertèrent leur poste, attirés par l’or des collines et la promesse d’une richesse facile et rapide. Les commerces fermèrent leurs portes, les travailleurs agricoles abandonnèrent champs et fermes et même les cloches de l’église cessèrent de sonner. Deux jours plus tard, le capitaine Clay Holly et ses Seadogs dévastaient le port, revendiquant pour eux seuls l’or et la ville. Sous les yeux horrifiés d’Arden, retenue par les quelques domestiques restés fidèles à la famille, sa mère trouva la mort dans l’effondrement du manoir en flammes. Le feu s’étendait à la plantation toute entière.

Le prix du sang

Lorsque l’incendie fut éteint, la plantation, les champs et une grande partie de la ville n’étaient plus que cendres. Pire encore, quelques jours plus tard éclata la cruelle vérité : il n’y avait jamais eu d’or dans les collines. Les pirates avaient détruit la vie d’Arden Tellini pour rien. C’est alors qu’elle fit le serment de ne connaître aucun repos avant que les os de Clay Holly ne reposent au fond de l’océan.

Puisqu’il ne restait rien de la fortune familiale, elle décida d’emprunter pour assouvir sa vengeance la voie la plus directe. Le capitaine des pirates ignorant qu’il avait à faire à l’héritière des Tellini, Arden obtint sans grande difficulté d’intégrer son équipage sous le nom d’"Ariel Mendoza". Elle semblait sauvage, mais Clay Holly était bon juge des caractères, à ce qu’il aimait croire tout du moins.

Durant quatre ans la jeune fille navigua aux côtés de Holly. Quatre années au cours desquelles elle passa de commis de cuisine au rang de second et put prendre part à l’un des abordages les plus audacieux jamais tentés, aboutissant à la capture du King’s Mace, le navire de ligne de Tasca, capitaine – et futur amiral – de la marine royale britannique. Arden Tellini favorisa son ascension en encourageant habilement rixes et dissensions parmi l’équipage, manipulant les pirates pour qu’ils en viennent à commettre d’eux-mêmes ce qui lui restait interdit – meurtre sur meurtre. Quelques mots susurrés du bout de ses lèvres convaincantes suffisaient à transformer les disputes autour d’un jeu de cartes en véritables bains de sang et un simple repas pouvait se terminer en duel, ou mieux encore, en sauvage mêlée.

Erreur de jugement

Sa promotion au rang de second rapprocha Arden de Holly, qu’à son grand désarroi elle trouva difficile de haïr. C’était peut-être un chien enragé, mais aussi un meneur d’hommes compétent et quelqu’un de juste, à sa manière. Il s’avéra par ailleurs fort brillant – presque autant qu’elle. Malgré le souvenir incessant de sa mère périssant dans les flammes, Tellini ne put étouffer le respect croissant qu’elle portait à cet homme. Ils devinrent proches, très proches à croire certains, mais seul un inconscient se serait risqué à chercher confirmation de ces rumeurs auprès d’Arden.

Pour la jeune femme, Holly était une force de la nature. Emporté avec la première marée du matin, le mot “or” avait lâché sur son monde cette force destructrice. Ce n’était pourtant pas Clay Holly qui avait en toute conscience scellé le destin de Bella Ardenna, mais bien plutôt la personne qui avait inventé de toutes pièces l’histoire de l’or dans les collines. Dans ce qui reste peut-être à ce jour son acte le plus audacieux, le second du capitaine Clay Holly entreprit l’impensable : elle retrouva le capitaine dans sa cabine, comme souvent auparavant, mais pour avouer cette fois sa véritable identité. La bouche d’un pistolet posée sur la poitrine du capitaine, elle exigea alors le nom de l’informateur qui l’avait amené à Bella Ardenna.

Holly n’avait aucune raison de mentir. La rumeur lui était parvenue d’un espagnol dénommé Diego Ortiz, un espion de l’Inquisition considéré par Holly comme une source fiable d’informations. Arden Tellini le remercia de son honnêteté puis lui arracha la main d’un coup de feu.

Le Crimson Saber

Tellini avait trop longtemps vécu comme pirate pour renoncer à cette existence. Et elle avait une nouvelle cible désormais : l’Inquisition, pour laquelle elle entretenait déjà une vieille rancœur. Cette nouvelle information n’allait certes pas l’aider à quitter le navire de Holly, mais elle avait sagement pris soin de se rallier les femmes de l’équipage durant ses quatre années à bord. Lorsqu’elle sortit précipitamment de la cabine du capitaine, un pistolet fumant à la main et un capitaine blessé et furieux aux trousses, elle appela à elles toutes les femmes du navire. Elles embarquèrent sur de petits canaux et s’emparèrent d’autant plus facilement de la frégate française Le Saber, capturée quelque temps auparavant par Holly, que l’équipage qui en avait la garde se composait en majorité de femmes qui se rallièrent à Tellini, avides de reconnaissance et de parts de butin dignes de ce nom. Le navire, rebaptisé le Crimson Saber par son nouveau capitaine, disparut à l’horizon avant même que les hommes du King’s Mace ne puissent faire tonner un seul canon.

Le capitaine Arden Tellini et ses « Vierges de Fer » arpentent à présent les mers en quête de riches navires espagnols… et du moindre indice pouvant mener à Diego Ortiz, l’espion de l’Inquisition. Clay Holly n’a jamais pardonné à Tellini, mais dans son esprit la perte d’un brillant second – et habile marin – reste le plus difficile à surmonter. Bien que son équipage puisse parfois le croire fou, il compte bien la capturer et la faire plier. Mais si Clay Holly peut compter sur la loyauté de ses fidèles compagnons, Arden Tellini préférerait mourir plutôt que de recevoir à nouveau ses ordres, et à plus forte raison son affection.

10 questions à Arden Tellini

1. Quel est votre mot préféré ?
« Vengeance. » C’t’un noble mot, et une noble aspiration.
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Abandonner. » J’y crois pas.
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
Le sang espagnol, et la promesse d’en voir plus.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
Les belles promesses de Clay Holly. S’il croit que j’vais un jour rejoindre son équipage à nouveau, il rêve. J’suis mon propre maître maint’nant.
5. Quel est votre juron préféré ?
« Feux de l’enfer. »
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Le rugissement des canons.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
Le rugissement des canons... dirigés contre moi.
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Dans une aut’vie, j’aurais pu diriger des plantations. J’doute qu’une telle vie m’passionne bien longtemps, mais pourquoi pas essayer… quand j’aurai j’té Diego Ortiz aux requins.
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
J’pensais avoir été claire, non ? Second d’Clay Holly, évidemment.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Y a tes parents qui veulent te parler autour d’une bonne chope de grog. »

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Capitaine Clay Holly

  • Age :32
  • Affiliation :Pirate (Camarades de la Côte)
  • Port d’attache : ????
  • Navire :le King’s Mace, navire de ligne de 50 canons

Les vieux corsaires ont la vie dure

En son temps, Clay Holly prêta ses services de corsaire à toutes les nations présentes dans les Indes occidentales ; sa loyauté allait au plus offrant, et ils étaient nombreux à se la disputer. Ses compétences de marin et sa réputation gagnée à force d’actions aussi brutales qu’efficaces inspiraient la crainte dans toute la région et firent de lui un homme riche avant même ses 25 ans.

Mais les offres commencèrent à se faire plus rares tandis que les marines anglaise, française et espagnole envoyaient vers le Nouveau Monde des forces jusque là mobilisés par les conflits européens. Les corsaires, même aussi compétents que Holly, s’avéraient de moins en moins nécessaires aux nations. Lorsqu’il lui fut signifié que sa lettre de marque était désormais sans valeur, Holly fit ce que n’importe quel corsaire de sa réputation aurait fait – il devint pirate, et son premier acte de piraterie fut d’envoyer par le fond le navire qui avait porté ce message. Clay Holly n’appartient à aucun roi. Ni maintenant, ni jamais.

Le code du boucanier

Clay Holly se montra toujours sans pitié, mais ses impulsions meurtrières ne purent s’exprimer pleinement qu’en tant que pirate, fidèle seulement à son équipage et au code des pirates. Les règles de Holly étaient strictes mais justes : un partage équitable du butin et jamais aucun prisonnier. Dans la bouche d’un homme plus fruste, une telle règle aurait signifié la mort de toute personne se trouvant à bord des navires capturés ; ce n’était pas le cas. Les marins qui capitulaient et acceptaient de jurer fidélité à Holly étaient intégrés à l’équipage, sans qu’aucune question ne soit posée, et Holly se refusait aussi à tuer les passagers civils. Certes, il les envoyait dériver avec des réserves suffisantes à peine pour quelques jours et aucun outil de navigation, mais il ne les tuait pas. Le chef des Seadogs était loin d’avoir tant de scrupules pour les ennemis qui lui tenaient tête.

A couteaux tirés

L’un des faits d’armes les plus célèbres de Clay Holly reste aussi l’un des plus audacieux – la capture du vaisseau amiral du redoutable chasseur de pirates, le capitaine Phillip J. Tasca, connu à présent comme l’amiral Tasca de la marine britannique. Alors que Holly entamait sa carrière de pirate, le capitaine Tasca lança un raid sur son repère, sur la côte de Turpitude. La plupart des hommes de Holly furent massacrés et de l’importante flotte du pirate, seul un seul navire en réchappa. Suite à ce raid, Tasca fut rapidement promu au rang d’amiral… et d’ennemi juré de Holly, qui fit le serment de venger cet affront.

Il ne lui fallut pas longtemps. Deux mois à peine après la destruction de sa flotte, le capitaine Holly localisa l’amiral nouvellement promu, passa à l’abordage et s’empara de son navire, le King’s Mace, armé de 60 canons. Le pirate navigue depuis ce jour à bord du Mace. Le vaisseau a été légèrement modifié par son nouveau commandant, afin de gagner en vitesse – même s’il n’arbore plus que 50 canons, il reste bien assez puissant pour défier la plupart des navires.

L’humiliation de Tasca

Depuis ce jour, Tasca et Holly entretiennent l’un pour l’autre une haine qui frôle l’obsession (et Holly a beaucoup d’obsessions à affronter). Ils ont continué de se porter de rudes coups au fil des années, Holly prenant souvent l’avantage sur son adversaire. L’incident le plus récent, et qui a déjà fait le tour de toutes les tavernes de la Burning Sea, représente peut-être le coup le plus audacieux jamais porté par Holly à son ennemi.

La flotte de Tasca se rendait depuis la Guyane vers le Honduras britannique lorsqu’elle essuya une violente tempête. Réalisant qu’il ne pourrait traverser, l’amiral décida de mouiller au port d’un bastion anglais sur la côte sud-est de Port-Royal. Destinée à être la nouvelle base des opérations menées par la couronne britannique contre les pirates, cette zone s’était vue équipée de plusieurs batteries de canon et d’un chantier naval.

Le capitaine Holly au même moment s’affairait à piller les côtes de Santiago, non loin de l’endroit où la flotte de l’amiral se trouvait amarrée. Lorsqu’il apprit la situation de son éternel rival, il concocta un plan que seul un pirate dément et aux tripes d’acier était capable d’enfanter. Camouflant son bateau, le capitaine Holly trompa l’amiral, le prit en otage, créa un grabuge dont même les morts s’offusqueraient, s’introduisit dans le chantier naval et emporta huit nouveaux vaisseaux. Le temps que Tasca fût libéré, ses supérieurs portaient à Holly la même haine que l’amiral.

L’effet Tellini

Si la prise du vaisseau amiral de Tasca demeure l’un des plus fameux actes de bravoure de Clay Holly, la destruction de la petite ville portuaire de Bella Ardenna suscite en général l’incompréhension. C’est en apprenant d’un agent espagnol la découverte de grandes quantités d’or sur les contreforts surplombant la plantation de Tellini – le cœur économique de la région – que Holly décida de faire assaut à la ville. Bien résolu à s’emparer de cet or, Holly donna à l’ensemble de ses navires (car il avait alors rassemblé une petite flotte) ordre de raser le port. Par centaines furent occis les habitants, mais une jeune fille se disant baptisée Ariel Mendoza – une survivante du bombardement – parvint à convaincre les gens du capitaine d’épargner sa vie et même à rejoindre l’équipage. Lorsque le pirate apprit que cette histoire d’or n’était que pure invention, lui et ses gens repartirent vers le large, emportant avec eux Mendoza.

« Mendoza » s’avéra matelot des plus habiles ; à en croire les rumeurs, elle était également proche – très proche – de son capitaine. Bien qu’affectée en cuisine à son arrivée à bord, les facultés naturelles de la jeune femme et l’étrange recrudescence de bagarres et de meurtres à bord lui valurent une rapide promotion au rang de second – elle était devenue la main droite de Holly. Ariel Mendoza n’était toutefois pas ce qu’elle prétendait. Un jour qu’ils venaient de capturer une frégate française, Mendoza conduisit le capitaine en sa cabine et pointa un pistolet droit sur son cœur. Elle lui révéla son véritable nom, Arden Tellini, et exigea de lui l’identité de son informateur espagnol. Lorsqu’il lui eut répondu Diego Ortiz (un nom d’emprunt, sans nul doute), elle le remercia d’un coup de feu qui emporta sa main.

Assoiffé de sang

La perte de sa main et la désertion de l’ensemble des femmes de son équipage (qui se joignirent à Tellini pour devenir ses plus fidèles « Vierges de Fer ») étaient suffisantes à pousser le capitaine à sanglante vengeance. Mais lorsque Tellini s’empara également de la frégate française et la rebaptisa le Crimson Saber, c’est au bord de la folie que sombra Clay Holly. Non seulement est-il maintenant déterminé à récupérer ce qu’il considère sa propriété de droit, mais il a encore juré de refaire d’Arden – qu’il ne peut s’empêcher d’admirer et haïr tout à la fois – son second. Dans son esprit assoiffé de vengeance, cela n’exclut certes pas de tirer une balle dans le pied de Tellini avant de l’autoriser à remonter à bord. Qu’il puisse envisager sérieusement un tel dénouement, voilà preuve éclatante de toute l’arrogance et l’orgueil de Clay Holly.

Le capitaine Holly et l’équipage du King’s Mace n’en ont pas pour autant abandonné la piraterie ; rançons et pillages sont nécessaires pour financer la traque de Tellini. En réalité, la seule chose qui pourrait faire renoncer ce vieux loup de mer à fondre sur une proie serait la vue du Crimson Saber à l’horizon. Comme il le dit lui-même, « ç’aurait été préférable pour la donzelle qu’elle m’tire dans l’coeur et m’brise la main, plutôt qu’l’inverse. » Et si Arden Tellini a son mot à dire dans l’histoire, ce n’est pas prêt d’arriver.

10 questions à Clay Holly

1. Quel est votre mot préféré ?
« Rhum. »
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Crochet. » Comme dans "Cap’taine Crochet." Après qu’j’aie trucidé un mat’lot pour m’avoir app’lé comme ça, les autres ont évité ce genre d’plaisant’ries. Faut les traiter comme les chiens qu’y’ sont.
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
Rhum et sang, pas forcément dans cet ordre.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
Du sang dans mon rhum. Bah, c’est pas sain, p’tit, crois-moi.
5. Quel est votre juron préféré ?
« Crève ! »
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Rien d’plus beau qu’une chanson d’mat’lot. "Com’ je flânais au bord des quais, hola, hola ! Un’ bell’ fillette j’ai rencontrée, hola, hola, la !..." Ah dis, ça sonne bien.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
Les mouettes. Si y a des mouettes, c’est qu’on est trop près d’la terre à mon goût. Le seul moment où j’veux fouler la terre ferme, c’est quand mes p’tits gars et moi on y va pour piller.
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Orfèvre. J’aimerais bien m’forger que’que chose de plus pratique que ce maudit crochet plein d’sang.
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
Tant qu’j’ai pas à jurer fidélité à un imbécile d’aristo qui pense tout savoir mieux qu’le cap’taine Clay Holly, ça va.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Tu t’es pas un peu perdu, mat’lot ? »

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Capitaine Jean Brun

  • Age : 42
  • Affiliation : France
  • Port d’attache : Tampa
  • Navire : le Deerfield, sloop de 10 canons

Les vieux soldats ont la vie dure

Le capitaine Jean Brun est à présent un corsaire d’âge mûr opérant au large de Tampa. Mais cet homme fut jadis le sergent Brun, un soldat qui perdit une jambe, un bras et un œil dans l’attaque française sur Deerfield, dans le Massachusetts (l’une des nombreuses batailles du conflit connu aux Amériques sous le nom de Guerre de la reine Anne, et que le reste du monde considère comme un volet de la Guerre de Succession d’Espagne). Il n’a jamais pardonné au chirurgien qui l’amputa de ses membres, certain que ses blessures ne nécessitaient pas de telles mesures.

Devenu la moitié de l’homme qu’il était, Brun mit voiles en direction du sud, pour fuir le froid et faire fortune dans les nouvelles colonies françaises du Golfe. A la vérité, et bien qu’il possède un sloop français bien armé et grevé de dettes, ses activités de corsaire n’ont été au mieux qu’épisodiques. Le jeu et l’alcool ont uni leurs forces pour faire de Brun un pilier des tavernes de Tampa.

Un expert quelque peu douteux

Brun est relativement nouveau dans la région, mais il a dévoré tous les livres qu’il a pu trouver (ou se permettre d’acheter) traitant des Caraïbes et des colonies françaises dans cette région du monde. Toute occasion lui est bonne pour faire étalage de sa grande connaissance de la région et des belles (mais dangereuses) opportunités qui attendent en haute mer. Il abhorre sans discernement britanniques et espagnols, et n’a guère de sympathie pour les pirates. Il porte un dédain tout particulier aux nobles nés dans la soie comme Mercedes Isidora, baptisée la « Reine marchande de Barilla », et s’est retrouvé à plusieurs reprises confronté à Cornélius, le capitaine du Penelope, sans qu’aucun des deux adversaires ne puisse prendre le meilleur sur l’autre. Brun est persuadé que ces affrontements auraient tourné à son avantage s’il avait eu la possibilité de passer à l’abordage pour défier le capitaine du Penelope en combat singulier. De fait, Brun est beaucoup plus à l’aise en duel à l’épée qu’en combat naval.

Malheureusement, l’étendue de son savoir est loin d’être à la hauteur de ses prétentions, sa solde de vétéran ne lui ayant pas permis de se procurer les meilleurs guides de la région et bon nombre d’ouvrages étant rédigés en langues qui lui restent étrangères. Mieux vaut donc ne pas se fier à lui pour tous les détails.

Une main habile

Si vous êtes d’humeur à mettre quelques doublons dans un jeu de hasard, Jean Brun est votre homme. S’il ne fait pas nécessairement un guide très fiable pour celui qui veut explorer la région, sa connaissance des jeux de dés, cartes et toute autre forme de pari est incontestable. Et malgré la perte de sa main droite, il reste un duelliste de premier ordre qui peut en enseigner autant sur l’art du combat que sur celui du jeu.

10 questions à Jean Brun

1. Quel est votre mot préféré ?
« Fiente. »
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Amputer. » Un mot horrible pour un acte horrible. Je ne le recommanderais à quiconque. Il y a aussi « chirurgien ». A la réflexion, je vais choisir ce mot, « chirurgien ». Le mot le plus répugnant qui soit, ne trouvez-vous pas ?
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
Les jeux de hasard, et quitter la table en vainqueur – une victoire décrochée avec finesse et par la grâce de Dame Fortune est bien plus douce à mon cœur qu’une victoire arrachée par la force brute.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
Les chirurgiens. S’il n’y avait point tant de chirurgiens incompétents, mon honneur ne vacillerait pas de la sorte. Je hais cet endroit autant que la Nouvelle-France, mais c’est ici que je dois faire mes preuves. Ainsi soit-il.
5. Quel est votre juron préféré ?
« Fiente. »
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Il y en a tant que je ne puis en choisir un seulement. L’opéra, les bordées, le son d’une lame tirée de son fourreau, le tintement des doublons heurtant la table, le roulement des dés, le bouchon d’un clairet qui saute pour saluer la victoire.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
L’interminable « clop-clop » de cette maudite jambe de bois qui frappe le pont arrière. Je me console en passant et repassant au-dessus des quartiers du chirurgien. Dieu que je déteste les chirurgiens.
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Je laisserais cette de vie de navigateur derrière moi si les faveurs de Dame Fortune me permettaient de gagner de quoi ouvrir ma propre maison de jeu. N’est-on pas toujours mieux chez soi ?
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
Si ma très chère mère n’était point morte déjà depuis longtemps, je la laisserais agoniser plutôt que de prendre les outils du chirurgien. Démons et trompeurs, voilà ce qu’ils sont.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Bats les cartes. »

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Capitaine Aurélia Trinidad

  • Age : 26 (environ)
  • Affiliation : Pirate (Camarades de la Côte)
  • Port d’attache : Marsh Harbour
  • Navire : l’Albatross, schooner de 10 canons

Un destin de pirate

Aurélia Trinidad était née pour devenir pirate – à six ans, cette orpheline s’embarqua clandestinement sur un bateau pirate. Après avoir défié le capitaine avec un cabillot pour seule arme, elle fut autorisée à rester à bord comme garçon de cabine. Les membres de l’équipage adoptèrent la courageuse petite fille et l’élevèrent comme l’une des leurs ; elle survécut à la plupart d’entre eux et à l’âge de 15 ans fut élue capitaine. Son nom de famille était à l’origine un surnom donné par l’équipage – d’après le maître pilote du navire, "Trinidad" fut le seul mot qu’elle prononça au cours de ses trois premiers jours à bord. Aurélia elle-même en ignore la raison.

La mer coule dans les veines d’Aurélia, et au port elle ne s’avancera guère plus loin que les quais si elle peut l’éviter (elle déteste perdre de vue son navire). Aurélia considère la piraterie comme un système de pensée, un mode de vie et une cause qui vaille la peine se battre. Elle nourrit un profond mépris pour les lâches et cruels maraudeurs des Bloody Arms, qui illustrent selon elle la nécessité d’un strict code de piraterie. Bien que la plupart des pirates, y compris le capitaine Trinidad, cherchent d’abord et avant tout à capturer des navires ennemis et leur cargaison, elle n’a aucun scrupule à brûler et couler tout vaisseau des Bloody Arms

Etranges compagnons

Au cours de l’une de ses rares missions de corsaire, Aurélia recruta comme second pilote un lieutenant de réserve nommé Henry Cornélius, et ils devinrent amis. Ensemble, ils s’emparèrent du trésor du Cinco Llagas, un navire espagnol, après une bataille dont on parle encore dans toutes les tavernes des Caraïbes – l’équipage du minuscule sloop abordant sous le couvert de la nuit, la capture du vaisseau chargé d’or sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée, la façon dont Cornélius sauva la vie de son capitaine lorsqu’un perfide lieutenant espagnol s’empara d’un pistolet pour tirer un dernier coup de feu désespéré…

C’était il y a trois ans. Aujourd’hui, Cornélius est à la tête d’un sloop de guerre britannique avec pour mission de nettoyer la région de tous les pirates. Le capitaine Trinidad n’est guère enthousiaste à l’idée de se retrouver face à son ami, car elle sait au fond de son cœur que le jeune commandant n’en réchapperait pas. Il était excellent pilote, mais Aurélia possède une bien plus grande expérience du combat.

Femme du peuple

Aurélia Trinidad chante les louanges de la piraterie et de la liberté auprès de tous les nouveaux venus de Marsh Harbour, et se montre toujours ravie d’enseigner quelques tours supplémentaires à ses camarades pirates. Elle a fait de la ville pirate sa demeure, d’où elle peut œuvrer au mieux pour les Camarades de la Côte – car en fin de compte, c’est à la nation pirate que va sa loyauté

Si Aurélia recommande une certaine ligne d’action, un pirate avisé la suivra.

10 questions à Aurélia Trinidad

Les questions suivantes sont tirées d’un questionnaire conçu par le capitaine Charles Johnson, auteur d’une Histoire générale des sacs, tueries et autres forfaits perpétrés par les plus fameux pirates. Il est possible que Johnson se soit très libéralement inspiré pour ce questionnaire d’un français nommé Pivot.

1. Quel est votre mot préféré ?
« Butin. » Quoi ?
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Devoir. » Devoir et honneur, c’est deux choses différentes pour moi. Devoir, c’est juste une excuse pour suivre les ordres. Si vous avez b’soin qu’on vous dise quoi faire, comment savoir si vous faites la chose juste ?
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
La traque, de la vue des voiles à l’horizon jusqu’à la reddition d’l’ennemi. Pas d’plus belle récompense à mon sens, à part l’butin lui-même.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
La grande et puissante marine britannique, qui s’est r’tournée contre les corsaires qu’ont bâti l’empire maritime d’Sa Majesté. Au diable la guerre d’course, on m’y r’prendra plus. La mer, c’est un lieu d’liberté, les lois rigides et les taxes y ont pas leur place.
5. Quel est votre juron préféré ?
« Que la peste te saisisse ! » Ca fait plus d’un mot...
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Une matelote ! Une danse qu’j’aime beaucoup, oui, beaucoup.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
Le bruit d’la coque contre un récif qu’apparaissait pas sur les cartes. Le son l’plus terrifiant qu’j’ai jamais entendu, et qu’j’espère bien plus jamais entendre.
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Aucun. La piraterie ou la mort.
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
Commander un d’ces navires marchands. Par ici c’est du suicide, si vous v’lez mon avis.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Voile à l’horizon ! »

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Capitaine Henry Cornélius

  • Age : 24
  • Affiliation : Royaume-Uni de Grande-Bretagne
  • Port d’attache : Jenny Bay
  • Navire : le Penelope, Sloop de guerre de Sa Majesté de 12 canons

Opportunité

Jeune lieutenant de la marine et corsaire à ses heures, Henry Cornélius vient de recevoir le commandement d’un navire après des années passées à attendre comme officier de réserve dans les eaux agitées des Indes occidentales. Le capitaine Cornélius (bien qu’il reste techniquement lieutenant, Cornélius est capitaine de courtoisie) se montre toujours prêt à aider les nouveaux venus à s’installer, surtout s’ils peuvent glisser un mot de ses exploits et initiatives à l’oreille des magistrats. Au vu de la relative insignifiance de Jenny Bay au sein de l’empire britannique naissant, Cornélius saurait difficilement accomplir de grandes choses, mais ce n’est certes pas faute d’essayer.

Un nom à se faire

N’ayant pas de relations bien placées, Henry Cornélius doit faire ses preuves s’il veut mener brillante carrière dans la marine britannique. Sa nomination en tant que commandant du Penelope relève en effet plus de la chance que d’une quelconque reconnaissance – il se trouvait être l’unique officier de grade suffisant disponible lorsque la fièvre emporta le commandant précédent et ses lieutenants. Le Penelope est réputé porter le mauvais œil, mais Cornélius n’en a pas moins formé un équipage et s’est mis en chasse des pirates et navires des nations ennemies, bien décidé à provoquer la chance.

Corsaire un jour . . .

Cornélius connaît bien Aurélia Trinidad, ils ont vécu ensemble quelques aventures dignes d’être contées – à l’époque où Trinidad travaillait pour l’Angleterre en tant que corsaire, Cornélius avait accepté de devenir son second pilote et il se trouvait à bord lorsque l’Albatross parvint, malgré la différence de taille, à capturer le navire espagnol Cinco Llagas et son trésor. Cornélius sauva même la vie de son capitaine ; il arbore aujourd’hui encore une vilaine cicatrice sur l’épaule d’où la balle fut extraite. Commandant désormais un vaisseau de la couronne, le capitaine Cornélius a pour devoir de mettre fin aux agissements de son ancien capitaine, s’il y parvient. Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il accomplira cette mission, et son attachement au devoir est en conflit permanent avec sa fidélité envers une amie qui lui donna une chance alors qu’il était au plus bas. Si l’affrontement devait avoir lieu, il est persuadé que le sloop d’Aurélia Trinidad n’aurait aucune chance contre son navire moderne et bien plus lourdement armé.

10 questions à Henry Cornélius

1. Quel est votre mot préféré ?
« Devoir. » Devoir envers mon Roi, devoir envers ma patrie.
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Dérive. » J’ai la chance de commander un vaisseau qui y est peu sujet, mais j’ai déjà servi à bord d’épaves qui ne pouvaient pas approcher une côte venteuse à moins de 40 milles sans craindre le naufrage.
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
Voir le pavillon noir s’abaisser lorsqu’un pirate se rend –un prédateur de moins se repaissant des honnêtes gens. J’aime aussi à jouer du violon.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
Le martinet. Un navire heureux n’a nul besoin de flagellation, et je pense, pour ma part, qu’elle amène plus de mal que de bien. J’éviterai de mentionner que pour mes supérieurs, une telle position serait presque passible de la cour martiale. Cela reste entre nous, n’est-ce pas ?
5. Quel est votre juron préféré ?
« Morbleu ! » Si vous voulez bien me passer l’expression.
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Le branle-bas de combat.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
Le claquement d’une corde qui casse – que ce soit sur un violon ou le gréement.
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Je tenterais volontiers de faire de la musique un métier, si je devais retourner à la vie civile.
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
Pirate. Je préfèrerais mourir plutôt que de perdre mon amour-propre et mon honneur de gentilhomme. A dire vrai, je fus jadis corsaire, mais ce n’est certes pas la même chose.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Dieu sauve le Roi. »

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Capitaine Mercedes Isidora

  • Age : 30
  • Affiliation : Espagne
  • Port d’attache : Barilla
  • Navire : l’Aldonza, West Indiaman de 10 canons

L’héritière

Première fille de Manuela et Gonzalo Isidora, Mercedes Isidora fut aussi le dernier enfant du couple – sa mère mourut en couche et son père ne lui survécut qu’une dizaine d’années, reclus en son domaine. Les domestiques qui élevèrent Mercedes (ses grand frères étaient engagés dans la Guerre de Succession d’Espagne et n’auraient sans doute pas contribué à son éducation de toute manière) ne purent la tenir éloignée des navires mouillant en port de Cadix, sur la côte espagnole. Des équipages des navires marchands, Mercedes apprit l’art de la navigation et des jurons, et auprès des capitaines et administrateurs du port, les bases du commerce et de l’économie. Et à les côtoyer tous et être témoin de leurs transactions, elle devint vite experte dans l’art de la tromperie.

Ironie du sort

Mariée lorsqu’elle en eut l’âge à un riche et jeune capitaine marchand, elle n’eut guère le temps de s’habituer à sa nouvelle condition : son époux disparut en mer dans le mois qui suivit. Mercedes se retrouvait seule dans le Nouveau Monde, responsable des intérêts de son défunt mari, tandis que ses frères s’occupaient des affaires familiales en Espagne. Lorsque ces derniers furent tués à la guerre, Mercedes se trouva surprise, mais pas réellement attristée – elle n’avait après tout qu’à peine connu ses frères.

Le domaine était prospère, et la famille Isidora avait eut la sagesse d’engager un clerc qui supervisa le transfert des possessions de la famille vers les comptes au nom de Mercedes. Mais pensant qu’une simple femme ne remarquerait pas la différence, le clerc profita du transfert pour détourner une partie des sommes au profit de l’Eglise et de l’Inquisition. Mercedes entend bien récupérer toute sa fortune, pièce par pièce s’il le faut. Elle pourrait avoir besoin de capitaines compétents pour l’aider à se venger des inquisiteurs qui s’enrichissent en usant de telles duperies. Sa petite guerre personnelle contre l’Inquisition en a fait une héroïne aux yeux de certains, et une dangereuse menace aux yeux des puissants inquisiteurs.

Capitaine et femme d’affaires

Mercedes est une source inestimable sur l’histoire du Nouveau Monde et des Amériques, et cherche toujours à recruter des capitaines pour protéger les convois d’or espagnols et défendre les anciennes colonies. Capitaine marchand à part entière, elle est une remarquable navigatrice et possède une manière de commander que des imprudents qualifient d’"abrasive". "Despotique" avaient ajouté certains, avant de trouver la mort… Mercedes et son West Indiaman puissamment armé ont surpris plus d’un pirate. Elle mène souvent en personne ses convois à travers les eaux troubles, mais toujours retourne à Barilla.

10 questions à Mercedes Isidora

1. Quel est votre mot préféré ?
« Or. »
2. Quel est le mot que vous haïssez le plus ?
« Inquisition. »
3. Qu’est ce qui attise votre créativité, votre esprit ou vos émotions ?
L’or.
4. Qu’est ce qui vous énerve ?
Les inquisiteurs.
5. Quel est votre juron préféré ?
Maudit.
6. Quel son ou bruit aimez-vous entendre ?
Le bourdonnement du gréement quand l’Aldonza fend l’écume, les cales pleines et toutes voiles dehors.
7. Quel son ou bruit n’aimez-vous pas ?
Cette soi-disant façon de parler de pirate, qui se répand plus vite que la malpeste. Où que l’on aille, il y a toujours un déserteur de pacotille avec un bandeau sur l’œil et un perroquet à moitié saoul sur l’épaule pour donner du "hardi, mat’lot !" et du "Yo ho ho !"… Abrutissant, non ?
8. Quel métier autre que le vôtre aimeriez-vous exercer ?
Comtesse . . . duchesse . . . quelque chose avec ’esse’ à la fin et de vastes terres. Le domaine devra disposer de son propre port, bien sûr, pour mes voiliers de plaisance.
9. Quelle profession n’aimeriez-vous pas exercer ?
Si vous me surprenez un jour à me saouler dans un de ces ports insignifiants, n’hésitez pas à m’envoyer à l’asile.
10. Si le paradis existe, qu’aimeriez vous que Dieu vous dise à votre arrivée ?
« Il n’y a pas d’Inquisition ici. »

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